L'entretien

Attentat de Nice, 10 ans après : le héros au scooter, et ce que son geste lui a coûté

12 juillet 202636:442 175 vues sur YouTube81 j’aime
Attentat de Nice, 10 ans après : le héros au scooter, et ce que son geste lui a coûté

Franck Terrier raconte pour la première fois l'après de son geste sur la Promenade des Anglais.

Ce qui se dit dans l’émission

Denis Carreaux reçoit Franck Terrier, surnommé le héros au scooter, dix ans après l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Franck Terrier revient sur cette soirée : sa femme perçoit la première le danger, il comprend rapidement que le camion est conduit volontairement, dépose son épouse et poursuit le véhicule. Il jette son scooter sous les roues, monte sur le marchepied, frappe le conducteur, reçoit un coup de crosse, repart, et se réfugie sous la roue avant gauche lorsque la police ouvre le feu. Il est ensuite malmené par des policiers qui l'ignorent. Dans les jours suivants, il est surnommé héros au scooter, statut qu'il vit difficilement. Il décrit la perte de la légèreté, une dépression profonde déclenchée par l'attentat à la préfecture de police de Paris, et un internement de deux mois. Il évoque le rôle décisif de sa femme et de sa psychiatre dans sa reconstruction. Il parle aussi de son parcours à l'aéroport de Nice, de son attachement à la ville, de son rapport aux commémorations, et de sa vision du courage, qu'il attribue aux gestes ordinaires du quotidien.

Chapitres

  • 0:00Retour sur la soirée du 14 juillet
  • 3:34Poursuivre et affronter le camion
  • 8:30Ce que l'attentat lui a pris
  • 10:59La dépression et l'internement
  • 13:42Sa femme, rencontre qui a changé sa vie
  • 18:51Parcours professionnel et vie à Nice
  • 31:47Les commémorations et l'après
  • 35:01Sa vision des héros du quotidien

Les moments forts

« Il me met un coup de cross sur la tête, je tombe du marche-pied, je remonte, je refrappe et c'est très long. »

Franck Terrier · à 0:00

« La tranquillité, la légèreté. Il m'a beaucoup pris quand même. Forcément la vie, on ne la voit pas de la même manière. »

Franck Terrier · à 9:35

« J'avais peur aussi, je veux dire, j'avais pas envie de mourir. Je prends cette décision, je vais au bout, je m'oublie. »

Franck Terrier · à 16:59

« Les infirmières, les gens qui nettoient, ça c'est mes héros. Pour moi c'est des héros de tous les jours. »

Franck Terrier · à 34:41

« Ce qu'il me voudriez que dans 10 ans on retienne de moi ? Son humanité, c'est la première des choses qui me vient comme ça. »

Franck Terrier · à 35:16
Fiche rédigée par la rédaction Pile ou Face à partir de la transcription de l’émission du 12 juillet 2026. Les citations sont celles prononcées à l’antenne, au minutage indiqué. Aucun élément extérieur à l’émission n’est ajouté.